Le 15 juillet dernier 2025, le gouvernement n’a pas annoncé de nouvelles mesures budgétaires… il a tout simplement craché à la figure de millions de travailleuses et travailleurs dans un mépris de classe total !

Voici la liste non exhaustive des annonces du plan d’austérité Bayrou qu’une majorité de Français souhaitent voir combattre dans la rue :
- Suppression de deux jours fériés
- Disparition de la cinquième semaine de congés payés, « contre rémunération »
- Désindexation et gel des pensions de retraites et prestations sociales (RSA, APL, AAH, allocations familiales)
- 5 milliards d’euros d’économie sur la santé, dont les affections longues durée (ALD)
- Doublement de la franchise médicale
- Nouvelles restrictions des droits des demandeurs d’emploi, malgré l’inefficacité constatée des précédentes réformes
- Réduction du délai de prescription pour contester un licenciement abusif (24 mois avant 2017, 12 mois aujourd’hui, bientôt 4 mois seulement)
- Suppression des 35 h : temps de travail supplémentaire non payé, « au service de la croissance » selon le porte-parole du gouvernement
- Allongement du délai de carence pour arrêt maladie, de quatre à sept jours
- Un départ à la retraite sur trois non remplacé dans la fonction publique
Un beau concours de saloperies, tout ça pourquoi ? Parce qu’il manque de l’argent ? NON : parce que le gouvernement a pillé les caisses à coups de cadeaux au patronat :
- Suppression de l’impôt sur la fortune (4,5 milliards d’euros)
- 221 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises sans aucune contrepartie
- Baisse du taux d’imposition des entreprises de 33 à 25 % entre 2017 et 2022
- Baisse de 50 à 60 milliards d’impôts pour les grandes entreprises
Les entreprises ne peuvent pas continuer à percevoir l’argent de nos impôts sans contrepartie et, dans le même temps, verser des milliards de dividendes à leurs actionnaires rentiers.
Nous revendiquons :
- Le retour de la retraite à 37,5 annuités ou 60 ans, avec une base de cotisation sur les cinq meilleures années
- La revalorisation des salaires, pensions et minimas sociaux
- Le SMIC à 2 000 € net indexé sur l’inflation
- Le retour de l’ISF
- La suppression des exonérations de cotisations qui détruisent la protection sociale et tirent les salaires vers le bas
- La taxation sur les profits
- L’interdiction du recours aux paradis fiscaux sous peines d’amendes
Des collectifs citoyens appellent à bloquer tout le pays à partir du 10 septembre. Ils ont raison ! Rejoignons-les !
En tant que syndicat de lutte, nous lançons un appel à la grève afin que toutes et tous puissiez quitter votre entreprise pour participer aux actions.
Nous appelons l’ensemble des salarié⋅es à se mettre en grève et à participer massivement à toutes formes de mobilisations et d’actions le 10 septembre et les jours qui suivront !
Nous l’avons dénoncé plusieurs fois, la « stratégie » de certains syndicats qui appellent à une grande date de rentrée, histoire de sortir leurs camions, puis à des dates saute-moutons, ça ne sert à rien : il faut un blocage massif de l’économie sur des jours consécutifs !
C’est pourquoi nombre de syndiqué⋅es SUD avaient participé à différentes actions des Gilets Jaunes, sans drapeau ou étiquette. Cette mobilisation inédite était avant tout celle d’une révolte populaire spontanée et auto-organisée contre le pouvoir en place.
Cette colère légitime ne peut pas être balayée ni méprisée d’un revers de main, car elle se fonde sur la réalité quotidienne de millions de citoyenn⋅es qui souhaitent en finir avec un système injuste dominé par des élites autoproclamées et arrogantes.
L’État et le patronat sont violents avec nous, ne nous laissons plus faire !
